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Et si nous parlions de choses sérieuses et que nous essayions de blablater sur le Plan Sénégal Emergent de notre président Macky Sall que d’aucuns prenaient pour un éléphant blanc ou un miroir aux alouettes. Sacré Macky Sall que bon nombre d’entre nous avions pris pour un apprenti mais n’est toujours pas de la même trempe de son mentor qui a déversé sa bile nauséabonde et nauséeuse sur lui et devant la presse qui en a fait des choux très gras. 

Décidément, au Sénégal, pays de la Téranga, l’on aime la politique politicienne qui a toujours rythmé notre quotidien. Et oui, l’heure n’est-elle pas venue de parler de ce qui peut nous faire émerger ? Rampe de lancement ? Le Sénégal en marche ? Développer ce pays qui aime verser dans la surenchère, plus dans l’abstrait que dans le concret ? Le concret, terme cher à Karim Wade qui galvaudait ses troupes pour se faire adouber et émerger mais qui y a laissé ses dents. Travailler, encore travailler et toujours travailler, comme le disait le président Wade. 

Qu’entendons-nous par PSE (Plan Sénégal Emergent), cher à Macky Sall qui en a fait la principale bataille de son quinquennat ? Est-ce le plan ourdi par Abdoulaye Wade qu’est en train de finaliser Macky Sall ? Et oui, on peut dire cela. La continuité de l’Etat. Wade laboura la terre et Macky est en train de ramasser les fruits de cette récolte et il en était de même pour Wade et Abdou Diouf même si ce dernier laboura et défricha peu la terre Sénégal. Oups, crime de lèse-majesté et une pierre portée à mon front. 

Toute vérité blesse et qui s’y frotte s’y pique. Essayons d’apporter quelques éclaircis de ce PSE ! Peuplé de 14 millions d’âmes avec un Pib (Produit intérieur brut) supérieur de 900€ par habitant et doté d’une position géostratégique à envier, le Sénégal est la deuxième économie de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine, disons de l’Afrique de l’Ouest francophone. Le Sénégal a un taux de croissance de l’ordre de 5.4%, d’où son dynamisme économique même si le sol n’est pas assez fertile et un sous-sol assez pauvre par rapport à celui de ses voisins. 

L’on nous parle de découverte de pétrole et de la future entrée de ce pays lilliputien dans le cercle des pays producteurs et exportateurs du fameux or noir. Le pétrole chez nous ? Espoir ou calamité ? Cela il faudra le gérer avec intelligence et à la saveur sénégalaise, c’est-à-dire avec tact et dextérité et impliquant tous les fils de cette nation. Encore un éléphant blanc, ce qu’ergotent les détracteurs et pourfendeurs du régime en place. 

Le titre de cette chronique n’est nullement une offense aux citoyens qui ont du mal à connaître les tenants et les aboutissants de ce PSE qui s’inscrit dans la continuité d’un programme depuis les indépendances, de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall. La mayonnaise commence à prendre et la sauce commence à monter aux narines. 

De bonne gouvernance et vertueuse dans le PSE, allez demander cela à Karim Wade. Sur ce point, l’on peut blâmer le président Sall parce que dans ce domaine ce dernier devrait commencer par balayer le devant de sa porte avant de balayer celui des autres. La politique prend encore le dessus dès qu’on parle de bonne gouvernance et de biens mal acquis. En cogiter encore, on y perdrait son âme. 

En effet, le PSE est un plan très ambitieux, un référentiel pour le développement économique et social du Sénégal. Il vise à engager une dynamique de développement ancrée d’ici à l’horizon 2035. Une bonne mise en place sur les pans les plus importants de l’économie sénégalaise qui souffre de maux que l’on connait. En effet le fer de lance de ce programme est la jeunesse parce que le Sénégal est fort d’une population très jeune et bien formée en général. De bonnes écoles qui font partie du classement annuel des écoles en l’Afrique de l’ouest francophone. 

On modernise l’administration à la va vite même si ça se construit dans la cohue. Peu ‘’nous’’ chaut ! Pourvu qu’on ait l’ivresse d’un développement rapide ! Emergence ! Il est temps que l’on sorte de ces maux qui gangrènent la plupart des pays africains quand on parle de misère et de sous-développement. Le bon climat des affaires reprend, rentabilise et courtise les investisseurs qui ont une envie de venir s’implanter. Le tout reposant sur le fameux PSE encadré par des critères de performance et de fiabilité. 

Mais où investir ? Notamment dans l’agriculture, dans les mines parce que les objectifs sont prometteurs. D’agriculture, on pense à cette fameuse agence Asepex (Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations) qui fourbit ses armes dans le domaine de l’exportation et est bien maillée à travers le pays. Salut à l’artiste qui se reconnaîtra dans mes écrits ! Le chantier est dantesque et il nous reste du chemin à parcourir pour atteindre le chemin de l’émergence. En effet, le talent et le savoir-faire sont là. 

Modèle africain de démocratie, la situation politique du Sénégal contraste avec cet océan de chaos: le Mali, la Guinée-Bissau…Le peuple et la société civile sont matures. De bonnes réformes institutionnelles sont en cours. Un pays en perpétuelle mission de la paix sur beaucoup de fronts en Afrique. PSE et francophonie sont de concert. Le temps est venu de renforcer le français et les langues locales par le biais de ce plan de relance économique. A vue d’œil, il suit son petit bonhomme de chemin. Il est de mauvaise foi de dire qu’il ne se passe rien même si la population survit et une petite partie qui trinque. Cela sera toujours ainsi et des changements profonds devront être apportés. Ce PSE a aussi ses couacs ; la stagnation du secteur primaire qui peine à décoller même si les investissements sont là. 

Un exemple patent, le secteur de la pêche. Faire du Sénégal un hub régional fait partie de ses objectifs. Relancer la production arachidière devra y passer. La relance de l’élevage le sera aussi sans oublier le riz de la vallée du fleuve Sénégal. 

Les ambitions sont énormes parce qu’il faudra atteindre l’autosuffisance alimentaire en riz d’ici 2017. Chemin possible mais très compliqué vu que nous importons toujours et en grandes quantités. Tout s’inscrit dans la durée et maillé par les liaisons routières (autoroute à péage Dakar-Diamniadio, les autoroutes Ila Touba, Thiès-Saint-Louis jusque dans la vallée du fleuve Sénégal sans parler de la restructuration du chemin de fer et de la liaison Dakar-Bamako.) De l’énergie, l’on nous fait encore boire des promesses qui ne tiennent pas toujours la route mais gardons espoir parce que l’espérance fait vivre. 

Des installations comme la future centrale à charbon de 125 MW de Sendou, une localité proche de Bargny, dans la région de Dakar, sans oublier les conséquences environnementales. Parler du PSE, c’est trouver des solutions au secteur touristique qui est un grand corps malade. Que faut-il faire ? Relancer la destination Sénégal en Europe et surtout en France parce que le Sénégal est une destination prisée. En effet, il faut encourager les sénégalais à plus de mobilité intérieure touristique et obliger surtout nos sommités étatiques qui pour la plupart préfèrent la Tour Eiffel à l’air de cette belle contrée qu’est le Sine Saloum ou de la belle et verte Casamance. Pensons d’abord local pour le développement de ce PSE local et international. 

Je ne saurais terminer sans dire que la réussite de ce plan passera par la paix des braves et un conseil à Macky Sall ; à Abdou Diouf sa salle de conférences de Diamniadio et à Abdoulaye Wade son bijou technologique, l’aéroport de Diass et pourvu que feu Blaise Diagne nous pardonne un jour. Fort de ses institutions fortes et de sa stabilité politique, le Sénégal a un plan fort réalisable mais requiert de la sérénité et de l’imagination créative. Et ni tambours ni trompettes. Seul le travail paie. Et il doit être savamment orchestré par un bon chef d’orchestre. Ce chef d’orchestre, Macky Sall, l’est-il ou pas ? Cela nous le saurons d’ici quelques années. Que finisse le débat politique de bas étage et que nous nous mettions au travail! Comprenne qui pourra ! Comprenne qui voudra ! Que Dieu bénisse le Sénégal et son PSE ! 

Par Pouye Ibra

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