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Le Premier Ministre, Mahammed Boun Abdallah DIONNE, a présidé, mardi 21 février 2017, à 12 heures, une réunion interministérielle consacrée à la commercialisation du riz local. Cette rencontre a regroupé, autour du Gouvernement, tous les acteurs du secteur, notamment les rizicultures, producteurs, partenaires financiers, commerçants et associations consuméristes.

Le Premier Ministre a rappelé l’importance primordiale que le Chef de l’Etat accorde au Programme national d’Autosuffisance en Riz (PNAR). En effet, ce programme qui entre dans le cadre de l’axe 1 du Plan Sénégal Emergeant (PSE), s’est fixé un objectif de 1 080 000 tonnes de riz blanc pour couvrir entièrement, à l’horizon 2017, les besoins nationaux, et réduire en même temps le déficit de la balance commerciale.

Ensuite, le Premier Ministre a salué les bonnes performances enregistrées par le PNAR qui, entre 2014 et 2016, a fait passer la production nationale de riz de 559 021 tonnes à 950 779 tonnes, soit une augmentation de l’ordre de 41 % en deux ans, pendant que les importations ont chuté entre 2015 et 2016, de 989 549 tonnes à 891.068 tonnes, soit une baisse 98 481 tonnes en valeur absolue et 11% en valeur relative.

Ainsi, à la suite d’échanges fructueux autour des mécanismes opérants et innovants à mettre en place pour lever toutes les contraintes qui pèsent sur la commercialisation du riz local, le Premier Ministre a pris les mesures suivantes : 

1-    Mettre en place un système de monitoring dédié au PNAR pour avoir les données statistiques par département, et un mécanisme d’évaluation de l’offre et de la demande de riz local ;

2-    intégrer tous les riziers et les associations de producteurs dans la plateforme de commercialisation du riz sénégalais, en vue de renforcer l’espace de dialogue entre les acteurs, d’avoir un mécanisme de collecte du riz paddy, et de prendre en charge tous les aspects liés à l’offre et à la demande ;

3-    Faciliter le déstockage du riz blanc entier détenus par les riziers, au cours d’une réunion avec les banquiers, pour la prise en charge immédiate des 18 000 tonnes de riz paddy et des 6 000 tonnes de riz blanc, et le démarrage de la campagne de contre-saison ;

4-    Faciliter le financement de la commercialisation du riz sénégalais, en incitant le secteur privé national à investir dans la transformation et le stockage.     

5-    Solder, avant le 31 mars 2017, la dette due à la CNCAS, pour lui permettre de financer les prochaines campagnes rizicoles ;

6-    Mettre en place un programme de renforcement de la compétitivité du riz sénégalais, en déroulant une vaste campagne de communication portant sur la promotion du riz sénégalais.